L’histoire du café à La Réunion

Avant l’introduction du café, l’île de La Réunion est principalement peuplée d’aventuriers. Pour développer la culture du caféier, la compagnie Malouine, dès 1722, fera une propagande bien menée en France, sur les perspectives de faire la culture du café en grand dans l’île Bourbon.

Ainsi c’est la course vers Mascarin pour y développer le caféier. L’île va alors se peupler et progressivement être mise en valeur. Par un glissement des colons le long de la côte, de St-Paul à St-Denis, toutes les basses pentes utilisables sont occupées et mises en valeur.
Une ruée vers le sud se fait de 1719 à 1728, les colons étant sûrs, moyennant un gros travail de défrichement accompli par les esclaves, de faire rapidement fortune avec la vente du café. Des forêts tombent sous la hache, des propriétés se créent, des caféiers par milliers gravissent les pentes.
C’est de Sainte-Suzanne que partit le mouvement des pionniers dans la région au vent. En 1734, tout le territoire entre la Rivière du Mât et la Rivière des Roches est concédé à la veuve Lebeau, à condition qu’elle y cultive le café.
La compagnie de St-Malo, qui avait obtenu en 1722 le monopole d’importation du café dans le royaume, fera tout ce qui est en son pouvoir pour mettre en valeur l’île et développer cette culture. Outre la fourniture de concessions et d’esclaves, elle va aussi acheter le café à un excellent prix, dix sous la livre au lieu des six sous prévus, et accepter en 1722 de ne percevoir qu’un impôt du 1/10ème au lieu de celui du 1/5ème.
Après des débuts difficiles, la culture du caféier va véritablement s’étendre de 1724 à 1742. En 1724, le conseil Supérieur déclarait : « dès maintenant en séquestre toutes les concessions sur lesquelles au mois de mai prochain il ne se trouve pas au moins deux cent caféiers par tête de noirs travaillant ».
Ainsi en 1734, le café était si prospère qu’il servait de monnaie courante dans le pays et que les 15/16ème des transactions se faisaient en monnaie café.
Cependant, au fur et à mesure qu’augmentait la production caféière, la compagnie diminuait les prix d’achat de la livre de café.
La production a atteint un pic de 4 000 tonnes en 1800. Par la suite, elle chuta rapidement du fait d’une succession de catastrophes climatiques et de l’extension de la culture de la canne à sucre. Cette culture et celle du géranium associèrent leurs effets à ceux des cyclones et de la maladie qui frappe les caféiers à l’époque.

 

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